Alabama mon amour

C’est une démarche sans but, un blog comme ça. Pour écrire ce qu’une française peut ressentir après 12 ans aux US, New York, Californie, Alabama… Alors enjoy, ou pas.

28 avril 2008

Vous ai-je déjà parlé d’Alice ?

Je l’appelle comme ça, parce qu’elle est au pays des merveilles. J’ai récemment mentionné son existence à Flo, quand cette dernière soulevait le délicat problème d’expliquer à nos fillettes respectives de 5 ans comment on faisait les enfants. J’ai, du reste, bien aimé son approche scientifique, car les termes techniques semblent avoir fait leur effet sur sa puce.

 

Mais revenons à Alice.

 

Sur le chemin de retour de l’école, ma fille lui demande COMMENT la petite graine (depuis, elle sait que c’est un spermatozoïde, merci Flo), allait du papa à la maman.

C’était ce détail-là qui la préoccupait. (qui nous préoccupe tous, d’ailleurs,) Alice, donc, qui me rapporte la conversation lui répond que c’est D’ qui se charge de cela.  J’avale mon chewing-gum, Alice, à l’affut, voit mon air hébété et me demande, semi-paniquée : « Is that okay ??? » Je me recompose immédiatement un sourire radieux et rassurant, comme je sais si mal bien le faire, et lui réponds un enthousiaste : « Sure ! Thank you! » Je me dis qu’il faut que je rattrape le coup sans tarder. J’aime éviter autant que possible toute référence divine quand je donne une explication à ma fille (vous avez sans doute entendu parler ici de la grande bataille ACTUELLE, i-e en 2008, dans les lieux d’enseignement – jusqu’aux universités, entre les créationnistes et les évolutionnistes, aberrant…). Je lui dit en général : « va demander à ton père ! » et hop ! Non, je rigole, je lui dis aussi d’aller demander à sa grand-mère.

Mais, me rétorquerez-vous, qu’aurais-tu répondu à son fils, s’il t’avait posé la même question ? Ouais, d’abord, il aurait jamais demandé ça, mais bon, qu’aurais-je répondu ? 

J’y ai pensé, figurez-vous ! Voici mes choix :

  • Augmenter le volume sonore de mon      iPod
  • Répondre à sa question par une autre      question (je suis spécialiste), du genre : « es-tu bien sûr      qu’il s’agisse d’une petite graine ? »
  • Lui demander s’il veut une glace
  • Lui dire que dans chaque famille la      petite graine voyage différemment (surtout en France) et qu’il vaudrait      mieux qu’il demande à son père.

 

Un autre point au sujet d’Alice qui m’a perturbée tout récemment. Les habitants ou expats du Sud (est ou ouest) des US peuvent peut-être m’aider à comprendre.

Alice lance il y a 3 semaines une invitation pour une soirée chez elle, entre amis, enfants welcome. Nous acceptons, ma fille saute de joie à l’idée de sortir le soir (ne nous affolons pas, sortir avec les Américains, c’est être rentré chez soi à 20 heures 50.) 

Le jour en question, vers 11 heures du matin, coup de fil d’Alice qui REMET la soirée à la semaine suivante parce qu’il RISQUE de pleuvoir. 

rain

Depuis quand annule-t-on une soirée pour cause de pluie ? Change-t-on les plans des gens pour quelques gouttes ? Le samedi suivant ne m’arrange PAS DU TOUT, je bosse, il va falloir que je me lève une heure plus tôt pour lui faire son p… de gâteau au chocolat (hum… ce gâteau, un vrai plaisir, fait avec du Ghirardelli, à tomber…)  

Ghirardelli

Et comment font-ils, en Normandie, à Londres, à Paris à Seattle ou en Russie ?    Et  partout ailleurs ? Quand il pleut, parce que ÇA ARRIVE, dans la vie, qu’il pleuve, ça FAIT même PARTIE de la vie.

La soirée devait être hier.

 

Il n’est pas tombé une goutte.


Suggestion musicale du jour:

Chominciamento di gioia

Pierre Hamon

Close Encounters in Early Music

Posté par Ariana Lamento à 04:11 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
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