29 avril 2008
Sarkozette a encore frappé
Et oui.
Je reçois il y a
quelques jours un email de Sarkozette qui me demande d’être bénévole pour aider
au « lunch » donné en l’honneur des bénévoles.
???
J’ai
effectivement reçu une invitation il y a 15 jours pour assister à ce lunch,
suivi par une apparition de la chorale locale (et là, je ne me moque pas,
j’adore les musiciens amateurs, bien qu’ils soient capables du meilleur comme
du pire, mais ils m’émeuvent toujours à essayer de maîtriser leur trac et à
aimer ce qu’ils font.) J’avais, inutile
de vous le préciser, jeté à la poubelle le carton, je ne vais quand même pas
déjeuner avec Sarkozette, Tonguette, Pipelette et autres POUR LE PLAISIR.
Mais là, je suis
toute « confused », je ne comprends pas trop comment ça marche. Et quand organisera-t-on un lunch pour les
bénévoles qui ont aidé au lunch pour les bénévoles ? -- et ainsi de suite, d’ailleurs. Ca me rappelle les boucles d’oreille de la Vache qui Rit (on en a ici,
d’ailleurs, ça s’appelle « the Laughing Cow »), qui sont des boites
de Vache qui Rit où il y a une autre vache qui a des boucles d’oreille de la Vache qui Rit, etc., etc. Je sais, c'est débile, mais petite, ça me fascinait.
De toutes façons, j’ai une répétition avec mon claveciniste EXACTEMENT à la même heure.
C’est bête, hein ?
Suggestion musicale du jour:
du clavecin, bien sûr! TOUT ce qu'a enregistré Blandine Ranoux (chez Zig-Zag)
28 avril 2008
Vous ai-je déjà parlé d’Alice ?
Je l’appelle
comme ça, parce qu’elle est au pays des merveilles. J’ai récemment mentionné son existence à Flo,
quand cette dernière soulevait le délicat problème d’expliquer à nos fillettes
respectives de 5 ans comment on faisait les enfants. J’ai, du reste, bien aimé son approche
scientifique, car les termes techniques semblent avoir fait leur effet sur sa
puce.
Mais revenons à
Alice.
Sur le chemin de
retour de l’école, ma fille lui demande COMMENT la petite graine (depuis, elle
sait que c’est un spermatozoïde, merci Flo), allait du papa à la maman.
C’était ce
détail-là qui la préoccupait. (qui nous préoccupe tous, d’ailleurs,) Alice, donc, qui me rapporte la conversation
lui répond que c’est D’ qui se charge de cela. J’avale mon chewing-gum, Alice, à l’affut,
voit mon air hébété et me demande, semi-paniquée : « Is that
okay ??? » Je me recompose
immédiatement un sourire radieux et rassurant, comme je sais si mal bien le
faire, et lui réponds un enthousiaste : « Sure ! Thank you! » Je me dis qu’il faut que je rattrape le coup sans
tarder. J’aime éviter autant que
possible toute référence divine quand je donne une explication à ma fille (vous
avez sans doute entendu parler ici de la grande bataille ACTUELLE, i-e en 2008,
dans les lieux d’enseignement – jusqu’aux universités, entre les créationnistes
et les évolutionnistes, aberrant…). Je
lui dit en général : « va demander à ton père ! » et
hop ! Non, je rigole, je lui dis aussi d’aller demander à sa grand-mère.
Mais, me rétorquerez-vous,
qu’aurais-tu répondu à son fils, s’il t’avait posé la même question ? Ouais, d’abord, il aurait jamais demandé ça,
mais bon, qu’aurais-je répondu ?
J’y ai pensé,
figurez-vous ! Voici mes
choix :
- Augmenter le volume sonore de mon
iPod
- Répondre à sa question par une autre
question (je suis spécialiste), du genre : « es-tu bien sûr
qu’il s’agisse d’une petite graine ? »
- Lui demander s’il veut une glace
- Lui dire que dans chaque famille la
petite graine voyage différemment (surtout en France) et qu’il vaudrait
mieux qu’il demande à son père.
Un autre point au
sujet d’Alice qui m’a perturbée tout récemment. Les habitants ou expats du Sud (est ou ouest) des US peuvent peut-être
m’aider à comprendre.
Alice lance il y
a 3 semaines une invitation pour une soirée chez elle, entre amis, enfants
welcome. Nous acceptons, ma fille saute
de joie à l’idée de sortir le soir (ne nous affolons pas, sortir avec les
Américains, c’est être rentré chez soi à 20 heures 50.)
Le jour en
question, vers 11 heures du matin, coup de fil d’Alice qui REMET la soirée à la
semaine suivante parce qu’il RISQUE de pleuvoir.
Depuis quand annule-t-on une soirée pour
cause de pluie ? Change-t-on les
plans des gens pour quelques gouttes ? Le samedi suivant ne m’arrange PAS DU TOUT, je bosse, il va falloir que
je me lève une heure plus tôt pour lui faire son p… de gâteau au chocolat (hum…
ce gâteau, un vrai plaisir, fait avec du Ghirardelli, à tomber…)
Et comment font-ils, en Normandie, à Londres, à Paris à Seattle ou en Russie ? Et partout ailleurs ? Quand il pleut, parce que ÇA ARRIVE, dans la vie, qu’il pleuve, ça FAIT même PARTIE de la vie.
La soirée devait être
hier.
Il n’est pas tombé une goutte.
Suggestion musicale du jour:
Chominciamento di gioia
Pierre Hamon
Close Encounters in Early Music
26 avril 2008
Non mais…
…j’étais pas
envoyée par National Geographic pour faire un reportage sur Detroit et sa
banlieue, les défaillances économiques de GM et de Ford (Toyota s’en sort très
bien, merci), la crise du marché immobilier (on peut s’acheter une maison pour le
prix d’une voiture, c’est bien, on y dort mieux), la victoire des Red Wings
dans la première « series » des Playoffs de la Stanley Cup
Non, je laisse ce soin à James, dont j’ai suivi les conseils.
J’étais bien trop
occupée à sortir d’Egypte, (après 400 ans d'esclavage, quand même, ça se fête)
à renouer avec de vieilles copines
à lire
Marie-Claire un bon livre, à prendre trois deux kilos, à admirer avec ma
famille un printemps tardif mais séduisant, et à me reposer.
Bon, d’accord, les voilà, mes nouvelles pompes…
Et ma suggestion musicale du jour: Planctus D'Après, Pax!
Estampies & Danses Royales
Jordi Savall, Hesperion XXI
17 avril 2008
Yours truly…
…se fait la
malle !
Et oui, la
famille Lamento se prend des vacances à Detroit !!!
Yeah…
Vivre en Alabama
et partir en vacances dans le Michigan, avouez que j’ai une vie
passionnante !
Je vous sens jaloux.
Un dernier petit « muffin top » avant la traversée du désert (littéralement, d’ailleurs), une semaine sans pain, puisque Pessah commence samedi soir.
J’ai pris une photo ; évidemment, rien à voir avec les magnifiques photos gastronomiques de Pauline.
et voici ce que nous allons manger pendant huit jours:
Chag Sameach à ceux qui mangeront ces matzoh!
16 avril 2008
Un petit coup de main
Je remarque qu’à
l’école de ma fille, on encourage activement les parents à participer à la vie
et aux évènements scolaires. (On nous dit même comment nous habiller pour
certains d’entre eux, c’est sidérant. Tonguette ne doit pas lire les feuillets à fond.) D’ailleurs, à la rentrée, la vice principale
nous avait prévenus que nous, parents, serions amenés à passer autant de
temps à la maison qu’à l’école. MÊME PAS
je commente.
Alors, afin de
jouer les fayotes mères attentionnées, je décide de participer à la préparation
de la foire à l’environnement. Il s’agit
de construire un village en carton pour les enfants, sans doute pour leur
montrer qu’on peut s’amuser et faire de FABULEUSES choses avec de vieilles
boîtes (comme s’ils ne le savaient pas…même Titi recycle.)
je mets une photo pour égayer...
Je me pointe à
l’heure dite à l’école, avec mon Titi dans la poussette. Là, je vois Pipelette (au téléphone), Tonguette,
toujours aussi chic, et bien sûr tout un tas de mamans que je ne connais pas
(je suis nouvelle.) En tant que telle, on me demande gentiment d’où je viens,
et pourquoi avoir choisi l’Alabama (je me pose moi-même toujours la question). On pense que c’est dû au travail de mon époux
(le mien, on s’en tape), je souris poliment, prends un cutter et commence à
construire une boulangerie avec un auvent, jusque là tout va bien. Et puis arrive la chef de notre équipe de
bénévole que j’appellerai Sarkozette. Elle nous dévoile son programme plan, nous prodigue des conseils,
remarque d’un œil critique ma boulangerie –je commence le poste de police, alors ?…et
nous traite comme des gosses. Elle parle
fort d’un ton assuré pour dire des choses que l’on sait déjà, Pipelette s’en
tape, elle est toujours au bout du fil, et les autres mamans sont au garde à
vous. Sarkozette est maintenant au microphone
téléphone, on ne peut feindre d’ignorer la teneur de la conversation.
Et puis, pendant
que je construis les barreaux de la prison, UN HOMME, un père d’élève arrive
pour aider à la tâche, qui ose déranger cet univers exclusivement féminin (Titi
ne compte pas encore) Sarkozette n’en peut plus, elle papillonne autour de…
appelons-le W. Thaidh (pour What the hell am I doing here) elle fait la roue, minaude,
lui demande comment marchent les affaires, prétend ADORER les pizzas (il est
dans la restauration), lui pardonne ses maladresses, sourit, transformée de
Frau Kommandant en jeune fille en fleur. Le pauvre homme ne sait comment gérer les compliments qu’elle lui
prodigue. Voir une Américaine de
quarante ans essayer de draguer, c’est chose rare (je prends des notes.) W. T. annonce malheureusement qu’il doit
partir, sans doute pour mettre fin à son calvaire. J’ai peur que Sarkozette ne reprenne les
hostilités. Ce qu’elle fait.
Comme je finis
les fondations de ma guillotine, mon portable sonne, chose rare en soi, mais le
temps que je l’attrape me permet de monter un scénario de sauvetage éclair dans
ma tête. Bien sûr, la boite vocale s’est
mise en route, mais je fais comme si de rien n’était et feins de répondre, en français,
bien sûr. En raccrochant, je regarde,
faussement navrée, mes partenaires bénévoles et déclare, sans autres explications,
que je dois partir. Je prends Titit sous
le bras et JE ME CASSE.
La fête s’est bien passée, j’ai reçu un SMS de remerciement de Sarkozette. On ne m’a pas redemandée.
Chouette.
Suggestion musicale du jour:
Pari Intervallo
Arvo Pärt
Light
12 avril 2008
Images de Printemps
Voici quelques
photos de l’Alabama avant que la neige prévue pour demain ne recouvre
tout. Comme il fait en ce moment 30 ° C., on a un peu de mal à
s’imaginer en moonboots dans deux jours, mais bon.
Forsythia
L'arbre qui fait de jolies fleurs blanches au printemps et des baies rouges en automne et qui sert de terrasse avec vue aux écureuils
aucune idée, fleurs de chez mon voisin d'en face, Bob le botaniste
re
Oops, erreur de manip...
le quartier
minuscules roses
azalées
fleurs...
décidément, moi et l'informatique.
Bon, sur certains il y a écrit "on a temporarily red state" Soyons optimistes.
Suggestion musicale du jour:
Isis de JB Lully
La Symphonie du Marais
Hugo Reyne
Ouverture
10 avril 2008
Petite note
J’enseigne le
solfège à des petits de 4 ans. Leurs parents ne le savent pas. Ils croient que je viens pour leur apprendre
des chansons enfantines mais EN FAIT, je leur inculque les bases de théorie
musicale SANS EN AVOIR L’AIR…
Bien, sûr, ils
chantent, ils tapent sur des bambous percussions, soufflent dans leurs flûtes, jouent du xylophone, mais aussi savent classer les nuances
dynamiques dans l’ordre, reconnaissent les silences, les notes, les clés, hurlent
des fortissimo et chuchotent des piano, et on rigole apprend bien. Ce sont d’ailleurs de vraies éponges, on
devrait leur enseigner des langues vivantes, à cet âge. C’est curieux, d’ailleurs, tout le monde le
dit, mais personne n’agit, même pas dans les classes supérieures. Ca doit être une question de budget, il faut
bien rembourser le 4x4…Anyways, nous avons des moments de pur bonheur, rares,
je vous le concède, quand ces petits choux (chous?) battent correctement la mesure,
chantent quand ils doivent chanter, et surtout se taisent quand la musique
s’arrête.
éponges petits quelques signes musicaux quand arrive la clé
de sol qu’on appelle en anglais « treble clef ». Ce mot « treble » n’appartient pas
à leur vocabulaire quotidien, et de plus, comme vous le savez maintenant tous,
j’ai un accent (oh, ça va, on va pas non plus en faire une production...) Comme réponse, j’avoue que j’avais déjà
entendu : « It’s a troubled clef » qui m’avait fait
sourire. Mais lundi dernier, cette malheureuse
clé de sol est devenue une « terrible clef »…
Encore des gosses
qui vont avoir un souvenir terrible de leur prof de musique…
Suggestion non
moins musicale du jour :
La Salve
Du Temps et de
l’Instant
Arianna Savall
06 avril 2008
Money, money
Vous avez
remarqué que je n’ai pas encore parlé d’argent, alors que c’est le sujet de
conversation numéro un des Américains. Mais
je suis française, donc un peu coincée du bocal sur le sujet. Ici, on aime savoir ce que vous faites, pour en
déduire combien vous gagnez, et donc vous situer dans une échelle de valeurs
sociales. Je me souviens avoir été
choquée récemment par la rapidité de la question, au moment où je présentais
mon mari à la grand-mère d’une de mes élèves, rencontrée par hasard à Whole
Foods (vous me direz, tu cherches un peu les problèmes, Whole Foods, c’est pas
la supérette de la station essence de Rogersville – certes, mais ils ont un bar
à olives à faire pâlir les Grecs) Anyways, je fais les présentations, les « nice to meet you »
fusent des deux côtés, your son is adorable de la part d’Elizabeth Taylor,
thank you répond le père ravi, et, sans plus attendre, un « and what do
you do ? » -- qu’on pourrait traduire par : « et
qu’est-ce que vous faites dans la vie ? » Voilà, après la réponse
donnée, vous pouviez facilement voir les rouages du cerveau d’Elizabeth Taylor
se mettre en marche pour ranger notre petite famille dans le tiroir prévu à cet
effet.
Curieusement, on
ne me demande pas toujours, à moi, ce que je fais dans la vie. Quand incidemment je dis que je ne peux pas
participer à telle ou telle manifestation sociale ou sportive parce que je
travaille, on me regarde étonné : « Ah bon ? Et qu’est-ce que vous
faites ? » Une fois, excédée,
j’ai répondu que j’étais anthropologue, envoyée par le gouvernement français en
Alabama pour y étudier les us et coutumes des autochtones du sud-est des
Etats-Unis. « Oh. » fut la
réponse. J’ai eu la paix.
On vous demande
aussi sans vergogne combien coûte votre maison, mais on vous dit très peu qu’on
trouve votre violoncelliste super mignon.
Mais je m’égare.
Récemment, et
comme tous les Américains doivent le faire, mon mari et moi avons fini nos
impôts. Comme nous sommes tous les deux
à notre compte, que nous venons de déménager en enfer Alabama, et que nous
avons eu un bébé l’an dernier, nos séances nocturnes de récupération de tickets
de caisse, formulaires de toutes sortes, contrats, déclaration de ci et de ça,
ont été nombreuses, épiques, interminables, mais parfois drôles.
Quand enfin tout
est prêt à envoyer au comptable, mon mari me dit que je devrais demander une
carte de crédit réservée uniquement à mon business, j’aurais ainsi la liste
bien ordonnée de mes achats d’instruments, partitions, fournitures, musique,
fringues, etc. Les séances d’impôt 2008
risqueraient d’en être grandement facilitées. J’hésite. Je me souviens de ce
couple d’amis que nous connaissions en Californie. A moins de trente ans, ils étaient endettés
jusqu’au cou, et, malgré cela, travaillaient activement à creuser davantage
leur abime financier dette.
Je ronchonne,
réfléchis, google deux ou trois sites, et finis par remplir un formulaire en
ligne pour l’obtention d’une carte de crédit. J’ai mis en tout et pour tout une BONNE demi-minute pour faire une
demande de carte et obtenir l’autorisation.
Cinq jours après,
je reçois ma carte, avec une limite tellement élevée qu’en appelant l’organisme
pour l’activer, je demande une réduction de crédit. L’agent, interloquée, me fait répéter ma
requête, je m’exécute, elle me met en attente pour demander conseil à son
supérieur. Au bout de quelques secondes,
elle me dit sur le ton de la confidence, vous savez, c’est très bien d’avoir
une telle limite, nous ne pouvons la réduire pour vous, mais, c’est très bien…
C’était simple, rapide,
efficace, j’aurais pu m’acheter une voiture le jour même.
Mais voilà, on ne se refait pas : mon premier risque financier, 20 flûtes à nez (nose flutes) pour mes élèves. Voici celles du « Maitre »,
j’ai pris plastoc pour mes élèves…
Ceci n’est pas
VRAIMENT une suggestion musicale, mais j’ai trouvé ça marrant:
Kentucky
Mama don’t allow no ose flute playin’ around here
03 avril 2008
Au restaurant
Nous n’allons
jamais pas souvent au restaurant, mon époux et moi, sans les enfants. La dernière fois, c’était dans les année 1800
1900, je crois.
Mais il faut
avouer que les restaurants ici sont plutôt kids friendly. Vous arrivez, une hôtesse (pas toujours bien
habillée, je trouve, pour un tel job, mais bon, il faut toujours que je
critique) vous place, une ombre apparaît pour essuyer la table avec une serpillière
à la propreté NON douteuse (dégueu, quoi – et j’y reviendrai, c’est un peu le
sujet de ce billet), un premier employé vous apporte de l’eau bien fraîche
(sauf en période de sécheresse, ça a même alerté certains media), un autre
prend votre commande de boissons (alors que vous ne savez même pas encore ce
que vous allez manger), personne ne vous apporte de pain, par contre, faut pas
rêver, et puis votre serveur, que vous ne verrez qu’à cette occasion (ah oui,
et aussi quand il viendra interrompre sans vergogne votre dispute conversation
animée avec votre mari pour vous demander son pourboire si everything is
okay ?) prend votre commande. On
vous amène aussi une chaise haute collante pour le petit (ça doit être pour qu’il
ne tombe pas), et les kids menus à faire frémir les nutritionnistes les moins
consciencieux. Vous vous battez pour
garder votre assiette alors qu’un autre employé tente à tout prix de vous
l’enlever, et prend celle des autres qui ont fini avant vous, résultat, vous
avez l’air un peu conne de manger toute seule, alors, battue, vous laissez le
serveur s’emparer de vos derniers haricots verts.
Mais revenons à la propreté de la table, car c’est là que mon nouveau gadget intervient, celui que je me suis procuré lors de mes pérégrinations à Babies R us, et que j’ai donc testé pour vous au restaurant grec. C’est une sorte de set de table en latex (bleu pour les garçons et rose pour les filles, on est en Amérique) qui permet de ne pas poser les aliments à même la table, et évite aussi de procurer au petit une assiette du restaurant avec laquelle il essaiera d’expérimenter la loi de l’apesanteur. L’objet possède aussi une poche pour les aliments qui n’arriveraient pas à destination. (oui, il y en a)
Comme vous pouvez
le voir, il y a des ventouses sur l’envers pour adhérer à la table (s’il y a
une nappe, c’est que vous êtes dans un restaurant plus classe, et il y a des
chances pour que
- La nappe soit propre, donc pas besoin
de mon nouveau gadget
- Vous soyez sans les enfants, donc, à
moins que votre mari mange comme un porc, ce tiny dinner n’a pas lieu
d’être
Et si la nappe
est sale, vous la faites changer.
Quand le repas
est fini, vous enroulez le tout dans la poche, et le mettez dans votre sac.
Notre Titi, qui
aime entendre le son que les choses font quand elles tombent (il est bien le
fils de sa mère, celui-là) a testé pour vous, et vous le recommande.
Au menu pour Titi
(un an tout juste) :
- Houmus
- Olives
- Taboulé
- Falafels
- Pitas
- Concombre
Suggestion
Musicale du jour :
Arvo Pärt
Solfeggio
De Profundis,
Paul Hillier



























