Alabama mon amour

C’est une démarche sans but, un blog comme ça. Pour écrire ce qu’une française peut ressentir après 12 ans aux US, New York, Californie, Alabama… Alors enjoy, ou pas.

29 avril 2008

Sarkozette a encore frappé

Et oui.

 

Je reçois il y a quelques jours un email de Sarkozette qui me demande d’être bénévole pour aider au « lunch » donné en l’honneur des bénévoles.

 

 

???

 

 

J’ai effectivement reçu une invitation il y a 15 jours pour assister à ce lunch, suivi par une apparition de la chorale locale (et là, je ne me moque pas, j’adore les musiciens amateurs, bien qu’ils soient capables du meilleur comme du pire, mais ils m’émeuvent toujours à essayer de maîtriser leur trac et à aimer ce qu’ils font.) J’avais, inutile de vous le préciser, jeté à la poubelle le carton, je ne vais quand même pas déjeuner avec Sarkozette, Tonguette, Pipelette et autres POUR LE PLAISIR.

 

 

Mais là, je suis toute « confused », je ne comprends pas trop comment ça marche. Et quand organisera-t-on un lunch pour les bénévoles qui ont aidé au lunch pour les bénévoles ? -- et ainsi de suite, d’ailleurs.  Ca me rappelle les boucles d’oreille de la Vache  qui Rit (on en a ici, d’ailleurs, ça s’appelle « the Laughing Cow »), qui sont des boites de Vache qui Rit où il y a une autre vache qui a des boucles d’oreille de la Vache qui Rit, etc., etc.  Je sais, c'est débile, mais petite, ça me fascinait.

 

 

De toutes façons, j’ai une répétition avec mon claveciniste EXACTEMENT à la même heure.

Vermeer

 

C’est bête, hein ?


Suggestion musicale du jour:

du clavecin, bien sûr!  TOUT ce qu'a enregistré Blandine Ranoux (chez Zig-Zag)

Posté par Ariana Lamento à 18:48 - Commentaires [12] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

28 avril 2008

Vous ai-je déjà parlé d’Alice ?

Je l’appelle comme ça, parce qu’elle est au pays des merveilles. J’ai récemment mentionné son existence à Flo, quand cette dernière soulevait le délicat problème d’expliquer à nos fillettes respectives de 5 ans comment on faisait les enfants. J’ai, du reste, bien aimé son approche scientifique, car les termes techniques semblent avoir fait leur effet sur sa puce.

 

Mais revenons à Alice.

 

Sur le chemin de retour de l’école, ma fille lui demande COMMENT la petite graine (depuis, elle sait que c’est un spermatozoïde, merci Flo), allait du papa à la maman.

C’était ce détail-là qui la préoccupait. (qui nous préoccupe tous, d’ailleurs,) Alice, donc, qui me rapporte la conversation lui répond que c’est D’ qui se charge de cela.  J’avale mon chewing-gum, Alice, à l’affut, voit mon air hébété et me demande, semi-paniquée : « Is that okay ??? » Je me recompose immédiatement un sourire radieux et rassurant, comme je sais si mal bien le faire, et lui réponds un enthousiaste : « Sure ! Thank you! » Je me dis qu’il faut que je rattrape le coup sans tarder. J’aime éviter autant que possible toute référence divine quand je donne une explication à ma fille (vous avez sans doute entendu parler ici de la grande bataille ACTUELLE, i-e en 2008, dans les lieux d’enseignement – jusqu’aux universités, entre les créationnistes et les évolutionnistes, aberrant…). Je lui dit en général : « va demander à ton père ! » et hop ! Non, je rigole, je lui dis aussi d’aller demander à sa grand-mère.

Mais, me rétorquerez-vous, qu’aurais-tu répondu à son fils, s’il t’avait posé la même question ? Ouais, d’abord, il aurait jamais demandé ça, mais bon, qu’aurais-je répondu ? 

J’y ai pensé, figurez-vous ! Voici mes choix :

  • Augmenter le volume sonore de mon      iPod
  • Répondre à sa question par une autre      question (je suis spécialiste), du genre : « es-tu bien sûr      qu’il s’agisse d’une petite graine ? »
  • Lui demander s’il veut une glace
  • Lui dire que dans chaque famille la      petite graine voyage différemment (surtout en France) et qu’il vaudrait      mieux qu’il demande à son père.

 

Un autre point au sujet d’Alice qui m’a perturbée tout récemment. Les habitants ou expats du Sud (est ou ouest) des US peuvent peut-être m’aider à comprendre.

Alice lance il y a 3 semaines une invitation pour une soirée chez elle, entre amis, enfants welcome. Nous acceptons, ma fille saute de joie à l’idée de sortir le soir (ne nous affolons pas, sortir avec les Américains, c’est être rentré chez soi à 20 heures 50.) 

Le jour en question, vers 11 heures du matin, coup de fil d’Alice qui REMET la soirée à la semaine suivante parce qu’il RISQUE de pleuvoir. 

rain

Depuis quand annule-t-on une soirée pour cause de pluie ? Change-t-on les plans des gens pour quelques gouttes ? Le samedi suivant ne m’arrange PAS DU TOUT, je bosse, il va falloir que je me lève une heure plus tôt pour lui faire son p… de gâteau au chocolat (hum… ce gâteau, un vrai plaisir, fait avec du Ghirardelli, à tomber…)  

Ghirardelli

Et comment font-ils, en Normandie, à Londres, à Paris à Seattle ou en Russie ?    Et  partout ailleurs ? Quand il pleut, parce que ÇA ARRIVE, dans la vie, qu’il pleuve, ça FAIT même PARTIE de la vie.

La soirée devait être hier.

 

Il n’est pas tombé une goutte.


Suggestion musicale du jour:

Chominciamento di gioia

Pierre Hamon

Close Encounters in Early Music

Posté par Ariana Lamento à 04:11 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

26 avril 2008

Non mais…

…j’étais pas envoyée par National Geographic pour faire un reportage sur Detroit et sa banlieue, les défaillances économiques de GM et de Ford (Toyota s’en sort très bien, merci), la crise du marché immobilier (on peut s’acheter une maison pour le prix d’une voiture, c’est bien, on y dort mieux), la victoire des Red Wings dans la première « series » des Playoffs de la Stanley Cup (ouais, je sais), sur la visite du pape (ah non, tiens, c’était à NY, curieux, j’aurais juré qu’il était PARTOUT), sur l’extrême arrogance du maire qui se croit investit du pouvoir divin (malgré les ENORMES scandales dont il est le héros, il dit que D’ lui recommande de rester à son poste – ça me rappelle quelqu’un d’autre, mais qui ?...)

 

Non, je laisse ce soin à James, dont j’ai suivi les conseils.

 

J’étais bien trop occupée à sortir d’Egypte, (après 400 ans d'esclavage, quand même, ça se fête)

à renouer avec de vieilles copines

geese_lake




à lire Marie-Claire un bon livre, à prendre trois deux kilos, à admirer avec ma famille un printemps tardif mais séduisant, et à me reposer.

 

 

Bon, d’accord, les voilà, mes nouvelles pompes…

IMG_1043


Et ma suggestion musicale du jour:  Planctus D'Après, Pax!

Estampies & Danses Royales

Jordi Savall, Hesperion XXI

Posté par Ariana Lamento à 06:07 - Commentaires [7] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

17 avril 2008

Yours truly…

…se fait la malle !

Et oui, la famille Lamento se prend des vacances à Detroit !!!

 

Yeah…

 

Vivre en Alabama et partir en vacances dans le Michigan, avouez que j’ai une vie passionnante !


 Je vous sens jaloux.


Un dernier petit « muffin top » avant la traversée du désert (littéralement, d’ailleurs), une semaine sans pain, puisque Pessah commence samedi soir.

IMG_0899

 

J’ai pris une photo ; évidemment, rien à voir avec les magnifiques photos gastronomiques de Pauline.


et voici ce que nous allons manger pendant huit jours:

matzoh2

Chag Sameach à ceux qui mangeront ces matzoh!

 

Posté par Ariana Lamento à 19:07 - Commentaires [16] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

16 avril 2008

Un petit coup de main

Je remarque qu’à l’école de ma fille, on encourage activement les parents à participer à la vie et aux évènements scolaires. (On nous dit même comment nous habiller pour certains d’entre eux, c’est sidérant. Tonguette ne doit pas lire les feuillets à fond.)  D’ailleurs, à la rentrée, la vice principale nous avait prévenus que nous, parents, serions amenés à passer autant de temps à la maison qu’à l’école. MÊME PAS je commente.

 

Alors, afin de jouer les fayotes mères attentionnées, je décide de participer à la préparation de la foire à l’environnement. Il s’agit de construire un village en carton pour les enfants, sans doute pour leur montrer qu’on peut s’amuser et faire de FABULEUSES choses avec de vieilles boîtes (comme s’ils ne le savaient pas…même Titi recycle.)

cartons

je mets une photo pour égayer...

 

Je me pointe à l’heure dite à l’école, avec mon Titi dans la poussette. Là, je vois Pipelette (au téléphone), Tonguette, toujours aussi chic, et bien sûr tout un tas de mamans que je ne connais pas (je suis nouvelle.) En tant que telle, on me demande gentiment d’où je viens, et pourquoi avoir choisi l’Alabama (je me pose moi-même toujours la question). On pense que c’est dû au travail de mon époux (le mien, on s’en tape), je souris poliment, prends un cutter et commence à construire une boulangerie avec un auvent, jusque là tout va bien. Et puis arrive la chef de notre équipe de bénévole que j’appellerai Sarkozette. Elle nous dévoile son programme plan, nous prodigue des conseils, remarque d’un œil critique ma boulangerie –je commence le poste de police, alors ?…et nous traite comme des gosses. Elle parle fort d’un ton assuré pour dire des choses que l’on sait déjà, Pipelette s’en tape, elle est toujours au bout du fil, et les autres mamans sont au garde à vous. Sarkozette est maintenant au microphone téléphone, on ne peut feindre d’ignorer la teneur de la conversation. 

 

Et puis, pendant que je construis les barreaux de la prison, UN HOMME, un père d’élève arrive pour aider à la tâche, qui ose déranger cet univers exclusivement féminin (Titi ne compte pas encore) Sarkozette n’en peut plus, elle papillonne autour de… appelons-le W. Thaidh (pour What the hell am I doing here) elle fait la roue, minaude, lui demande comment marchent les affaires, prétend ADORER les pizzas (il est dans la restauration), lui pardonne ses maladresses, sourit, transformée de Frau Kommandant en jeune fille en fleur. Le pauvre homme ne sait comment gérer les compliments qu’elle lui prodigue. Voir une Américaine de quarante ans essayer de draguer, c’est chose rare (je prends des notes.) W. T. annonce malheureusement qu’il doit partir, sans doute pour mettre fin à son calvaire. J’ai peur que Sarkozette ne reprenne les hostilités. Ce qu’elle fait.

 

Comme je finis les fondations de ma guillotine, mon portable sonne, chose rare en soi, mais le temps que je l’attrape me permet de monter un scénario de sauvetage éclair dans ma tête. Bien sûr, la boite vocale s’est mise en route, mais je fais comme si de rien n’était et feins de répondre, en français, bien sûr. En raccrochant, je regarde, faussement navrée, mes partenaires bénévoles et déclare, sans autres explications, que je dois partir. Je prends Titit sous le bras et JE ME CASSE.

 

La fête s’est bien passée, j’ai reçu un SMS de remerciement de Sarkozette.   On ne m’a pas redemandée.

Chouette.


Suggestion musicale du jour:

Pari Intervallo

Arvo Pärt

Light

 

Posté par Ariana Lamento à 04:16 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

12 avril 2008

Images de Printemps


 Voici quelques photos de l’Alabama avant que la neige prévue pour demain ne recouvre tout. Comme il fait en ce moment 30 ° C.,  on a un peu de mal à s’imaginer en moonboots dans deux jours, mais bon.

IMG_0733

Forsythia

IMG_0736

L'arbre qui fait de jolies fleurs blanches au printemps et des baies rouges en automne et qui sert de terrasse avec vue aux écureuils

IMG_0802

aucune idée, fleurs de chez mon voisin d'en face, Bob le botaniste

IMG_0840

re

IMG_0856

Oops, erreur de manip...

IMG_0859

le quartier

mini_roses

minuscules roses

IMG_0841

azalées

IMG_0858

fleurs...

blue_dot

décidément, moi et l'informatique.

Bon, sur certains il y a écrit "on a temporarily red state"  Soyons optimistes.


Suggestion musicale du jour:

Isis de JB Lully

La Symphonie du Marais

Hugo Reyne

Ouverture

Posté par Ariana Lamento à 20:51 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

10 avril 2008

Petite note

J’enseigne le solfège à des petits de 4 ans. Leurs parents ne le savent pas. Ils croient que je viens pour leur apprendre des chansons enfantines mais EN FAIT, je leur inculque les bases de théorie musicale SANS EN AVOIR L’AIR…

 

Bien, sûr, ils chantent, ils tapent sur des bambous percussions, soufflent dans leurs flûtes, jouent du xylophone, mais aussi savent classer les nuances dynamiques dans l’ordre, reconnaissent les silences, les notes, les clés, hurlent des fortissimo et chuchotent des piano, et on rigole apprend bien. Ce sont d’ailleurs de vraies éponges, on devrait leur enseigner des langues vivantes, à cet âge. C’est curieux, d’ailleurs, tout le monde le dit, mais personne n’agit, même pas dans les classes supérieures. Ca doit être une question de budget, il faut bien rembourser le 4x4…Anyways, nous avons des moments de pur bonheur, rares, je vous le concède, quand ces petits choux (chous?) battent correctement la mesure, chantent quand ils doivent chanter, et surtout se taisent quand la musique s’arrête.

 

Donc lundi, je fais réviser à mes éponges petits quelques signes musicaux quand arrive la clé de sol qu’on appelle en anglais « treble clef ». Ce mot « treble » n’appartient pas à leur vocabulaire quotidien, et de plus, comme vous le savez maintenant tous, j’ai un accent (oh, ça va, on va pas non plus en faire une production...) Comme réponse, j’avoue que j’avais déjà entendu : « It’s a troubled clef » qui m’avait fait sourire. Mais lundi dernier, cette malheureuse clé de sol est devenue une                                                             « terrible clef »…


Nikki_cl__de_sol

 

Encore des gosses qui vont avoir un souvenir terrible de leur prof de musique…

 

Suggestion non moins musicale du jour :

La Salve

Du Temps et de l’Instant

Arianna Savall

Posté par Ariana Lamento à 05:30 - Commentaires [19] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

06 avril 2008

Money, money

Vous avez remarqué que je n’ai pas encore parlé d’argent, alors que c’est le sujet de conversation numéro un des Américains. Mais je suis française, donc un peu coincée du bocal sur le sujet. Ici, on aime savoir ce que vous faites, pour en déduire combien vous gagnez, et donc vous situer dans une échelle de valeurs sociales. Je me souviens avoir été choquée récemment par la rapidité de la question, au moment où je présentais mon mari à la grand-mère d’une de mes élèves, rencontrée par hasard à Whole Foods (vous me direz, tu cherches un peu les problèmes, Whole Foods, c’est pas la supérette de la station essence de Rogersville – certes, mais ils ont un bar à olives à faire pâlir les Grecs) Anyways, je fais les présentations, les « nice to meet you » fusent des deux côtés, your son is adorable de la part d’Elizabeth Taylor, thank you répond le père ravi, et, sans plus attendre, un « and what do you do ? » -- qu’on pourrait traduire par : «  et qu’est-ce que vous faites dans la vie ? » Voilà, après la réponse donnée, vous pouviez facilement voir les rouages du cerveau d’Elizabeth Taylor se mettre en marche pour ranger notre petite famille dans le tiroir prévu à cet effet.

Curieusement, on ne me demande pas toujours, à moi, ce que je fais dans la vie. Quand incidemment je dis que je ne peux pas participer à telle ou telle manifestation sociale ou sportive parce que je travaille, on me regarde étonné : « Ah bon ? Et qu’est-ce que vous faites ? » Une fois, excédée, j’ai répondu que j’étais anthropologue, envoyée par le gouvernement français en Alabama pour y étudier les us et coutumes des autochtones du sud-est des Etats-Unis. « Oh. » fut la réponse. J’ai eu la paix.

 

On vous demande aussi sans vergogne combien coûte votre maison, mais on vous dit très peu qu’on trouve votre violoncelliste super mignon.

 

Mais je m’égare.

 

Récemment, et comme tous les Américains doivent le faire, mon mari et moi avons fini nos impôts. Comme nous sommes tous les deux à notre compte, que nous venons de déménager en enfer Alabama, et que nous avons eu un bébé l’an dernier, nos séances nocturnes de récupération de tickets de caisse, formulaires de toutes sortes, contrats, déclaration de ci et de ça, ont été nombreuses, épiques, interminables, mais parfois drôles.

 

Quand enfin tout est prêt à envoyer au comptable, mon mari me dit que je devrais demander une carte de crédit réservée uniquement à mon business, j’aurais ainsi la liste bien ordonnée de mes achats d’instruments, partitions, fournitures, musique, fringues, etc. Les séances d’impôt 2008 risqueraient d’en être grandement facilitées. J’hésite. Je me souviens de ce couple d’amis que nous connaissions en Californie. A moins de trente ans, ils étaient endettés jusqu’au cou, et, malgré cela, travaillaient activement à creuser davantage leur abime financier dette.

 

Je ronchonne, réfléchis, google deux ou trois sites, et finis par remplir un formulaire en ligne pour l’obtention d’une carte de crédit. J’ai mis en tout et pour tout une BONNE demi-minute pour faire une demande de carte et obtenir l’autorisation.

Cinq jours après, je reçois ma carte, avec une limite tellement élevée qu’en appelant l’organisme pour l’activer, je demande une réduction de crédit. L’agent, interloquée, me fait répéter ma requête, je m’exécute, elle me met en attente pour demander conseil à son supérieur. Au bout de quelques secondes, elle me dit sur le ton de la confidence, vous savez, c’est très bien d’avoir une telle limite, nous ne pouvons la réduire pour vous, mais, c’est très bien…

 

C’était simple, rapide, efficace, j’aurais pu m’acheter une voiture le jour même.

 

Mais voilà, on ne se refait pas : mon premier risque financier, 20 flûtes à nez (nose flutes) pour mes élèves. Voici celles du « Maitre »,

deuxflutesanez



j’ai pris plastoc pour mes élèves…

Nose_flute

 

 

Ceci n’est pas VRAIMENT une suggestion musicale, mais j’ai trouvé ça marrant:

 

Kentucky

T Dutchersmith and the Rubber Band

Mama don’t allow no ose flute playin’ around here

Posté par Ariana Lamento à 18:17 - Commentaires [20] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

03 avril 2008

Au restaurant

Nous n’allons jamais pas souvent au restaurant, mon époux et moi, sans les enfants. La dernière fois, c’était dans les année 1800 1900, je crois.

Mais il faut avouer que les restaurants ici sont plutôt kids friendly. Vous arrivez, une hôtesse (pas toujours bien habillée, je trouve, pour un tel job, mais bon, il faut toujours que je critique) vous place, une ombre apparaît pour essuyer la table avec une serpillière à la propreté NON douteuse (dégueu, quoi – et j’y reviendrai, c’est un peu le sujet de ce billet), un premier employé vous apporte de l’eau bien fraîche (sauf en période de sécheresse, ça a même alerté certains media), un autre prend votre commande de boissons (alors que vous ne savez même pas encore ce que vous allez manger), personne ne vous apporte de pain, par contre, faut pas rêver, et puis votre serveur, que vous ne verrez qu’à cette occasion (ah oui, et aussi quand il viendra interrompre sans vergogne votre dispute conversation animée avec votre mari pour vous demander son pourboire si everything is okay ?) prend votre commande. On vous amène aussi une chaise haute collante pour le petit (ça doit être pour qu’il ne tombe pas), et les kids menus à faire frémir les nutritionnistes les moins consciencieux. Vous vous battez pour garder votre assiette alors qu’un autre employé tente à tout prix de vous l’enlever, et prend celle des autres qui ont fini avant vous, résultat, vous avez l’air un peu conne de manger toute seule, alors, battue, vous laissez le serveur s’emparer de vos derniers haricots verts.

Mais revenons à la propreté de la table, car c’est là que mon nouveau gadget intervient, celui que je me suis procuré lors de mes pérégrinations à Babies R us, et que j’ai donc testé pour vous au restaurant grec. C’est une sorte de set de table en latex (bleu pour les garçons et rose pour les filles, on est en Amérique) qui permet de ne pas poser les aliments à même la table, et évite aussi de procurer au petit une assiette du restaurant avec laquelle il essaiera d’expérimenter la loi de l’apesanteur. L’objet  possède aussi une poche pour les aliments qui n’arriveraient pas à destination. (oui, il y en a)


tiny_dinner

 

ventouses

poche


Comme vous pouvez le voir, il y a des ventouses sur l’envers pour adhérer à la table (s’il y a une nappe, c’est que vous êtes dans un restaurant plus classe, et il y a des chances pour que

  • La nappe soit propre, donc pas besoin      de mon nouveau gadget
  • Vous soyez sans les enfants, donc, à      moins que votre mari mange comme un porc, ce tiny dinner n’a pas lieu      d’être

Et si la nappe est sale, vous la faites changer.

 

Quand le repas est fini, vous enroulez le tout dans la poche, et le mettez dans votre sac.

 

Notre Titi, qui aime entendre le son que les choses font quand elles tombent (il est bien le fils de sa mère, celui-là) a testé pour vous, et vous le recommande.

 

Au menu pour Titi (un an tout juste) :

  • Houmus
  • Olives
  • Taboulé
  • Falafels
  • Pitas
  • Concombre

 

 

Suggestion Musicale du jour :

Arvo Pärt

Solfeggio

De Profundis, Paul Hillier

 

 

 

 

Posté par Ariana Lamento à 05:20 - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1