16 mai 2008
Une recette bien de chez eux...
En attendant mon prochain billet qui mijote, voici une recette que j'ai trouvée en cherchant une nouvelle idée pour mes beaux filets de saumon.
Salmon in a Dishwasher
- salmon fillets
- aluminum foil
- a lemon
- a few butter pats
- electric dishwasher
Place the fish on two large sheets of aluminum foil. Squeeze on some lemon juice and place the pats of butter on the salmon fillets. Seal the fillets well in the foil, and place the foil packet in the top wire basket of your electric dishwasher. DO NOT ADD SOAP OR DETERGENT. Close the dishwasher door, set the dishwasher on the hottest wash cycle, complete with drying cycle, and let it run through a full cycle. When the cycle is complete the fish will be cooked just right.
Rassurez-vous, JE N'ESSAIERAI pas, mais si le coeur vous en dit, préparez votre poisson, et, si vous êtes encore vivants ou pas encore internés, faites-nous part du résultat.
Pour ceux dont l'anglais serait encore approximatif, il s'agit d'une recette de saumon à préparer au lave-vaisselle.
A noter que l'on vous encourage fortement à ne pas utiliser de produit vaisselle. No kidding.
Suggestion musicale du jour:
Pavan lachrimae John Dowland
Hopkinson Smith
14 mai 2008
Dites 33...
J’habite assez
loin de là où je suis née.
J’ai donc la chance de répondre aux doux noms d’expatriée, d’immigrée, d’étrangère, de Frenchie, d’alien. J’ai même un « A » number.
Imaginez vous que
lorsqu’on décide de vivre de l’autre côté de l’Atlantique, il faut montrer
patte blanche. Ce n’est sans doute pas
typiquement humain de vouloir protéger son territoire, je me prends parfois à
imaginer les oiseaux migrateurs instaurer des règles d’entrée de leur domaine,
sur quels critères ils choisissent leur nuage frontalier, quelles sont leurs
modalités d’entrée, du genre combien d’insectes comptez-vous manger, sur quels
monuments allez-vous déféquer, attention, il y a un méchant virus qui traîne,
voilà ! Signez ici, de votre plus belle plume…
Bon, j’atterris.
Nous, humains,
qui voulons poser nos valise en Amérique pour un peu plus de 90 jours, devons
remplir des pages entières, insérer notre vie dans des petites cases, déclarer
nos richesses, payer des milliers centaines de dollars, répondre à des
questions (dignes de celles du lapin des Monty Python – et si vous répondez
mal, hop ! siège éjectable,) du genre, comptez-vous pratiquer la
polygamie ? (moi, franchement non, un mari ça me suffit amplement), ou,
étiez-vous un officier nazi durant la deuxième guerre mondiale? (je ne sais toujours pas quoi penser. Deuxième degré, peut-être?)
ET passer une
visite médicale avec examens sanguins à l’appui.
Et c’est là que
les Athéniens s’atteignent, pas tant pour moi, mais pour une de mes amies que
nous allons appeler Numéro 6.
Un peu
d’histoire… Non, je plaisante. Je
voulais juste dire qu’aux Etats-Unis, contrairement à ce qui se passe dans
d’autres pays, on ne vous vaccine PAS contre la tuberculose, on la
détecte. Pas de BCG, donc pas de
rappels, pas de grosse boule rouge sur le brase en cas de mémoire immunitaire,
pas de problème.
C'est pour égayer un peu
Donc, on vous
fait un test cutané, quand vous venez d’ailleurs (et je viens de bien
ailleurs), pour voir si vous avez la maladie. Dans mon cas, mon corps s’est souvenu, il m’a donc fallu faire une radio
des poumons qui s’est avérée magnifique, mon médecin m’a donné carte blanche,
j’étais saine.
Numéro 6, quant à
elle, a fait la réaction cutanée, la radio, et oh, horreur ! Présence
d’éléments douteux, mise en culture des cellules et voilà-t’y pas qu’elle A la
maladie, une tuberculose latente, je vous rassure, elle n’était pas
contagieuse, MAIS QUAND MÊME. La
pneumologue s’excuse presque d’avoir à avertir les services concernés, ajoutant
même que certaines personnes avaient tendance à y être un peu…nazis.
Non, Numéro 6 n’a
pas été déportée pour cela. Ah non, ce
n’est pas le mot, ça, c’est celui utilisé ici, comment dit-on en français,
déjà ? Ah, oui, « reconduit à
la frontière », c’est-y pas mignon ?
Et bien, me
direz-vous, du haut de votre expérience de français bien au fait, qu’elle
prenne ses antibiotiques et qu’on n’en parle plus !
Pas si simple,
car pour s’assurer que Numéro 6 prend bien ses médicaments, les
« services » envoient une infirmière qui vient TOUS LES JOURS
vérifier que mon amie avale ses 8 cachets (ben oui, elle vient tous les jours,
mais pas trois fois par jour, faudrait pas exagérer, alors, 8 pilules à la
fois !) Rapidement, la malade
baptise son bourreau « la pétasse ». Par respect, et parce que l’auteur de ces lignes ne connaît pas cette
dame, nous l’appellerons « Frau P. » Et comme si superviser la prise quotidienne des médicaments ne suffisait
pas au malaise de Numéro 6, Frau P. met les cachets SOUS CLEFS entre ses
visites. Pétage de plomb de Numéro 6,
qui lui hurle déclare qu’elle n’avait pas besoin de faire ça, qu’elle
comprenait très bien qu’il fallait qu’elle se soigne, qu’elle n’allait pas
mettre les précieuses pilules à la poubelle, et que grâce à son doctorat en
mathématique elle savait compter jusqu’à 8. Frau P. en réfère à son chef qui accepte de ne pas enfermer les doses,
mais qui continue d’envoyer son assistante tous les matins, sauf les week
end. Parfois, Frau P. n’est pas à
l’heure avant le départ de Numéro 6 au travail : elle lui dit
qu’aujourd’hui, elle ne viendra pas vérifier. Quand mon amie vient chez moi pour ses cours de flûte (une tuberculose
flûtiste, quelle audace !!!), et que je lui demande des nouvelles de son
infirmière particulière, elle me lance un regard noir. Pourtant, c’est Frau P., et non le médecin, qui
lui dira que ces antibiotiques annulent les effets de la pilule contraceptive
et, de toutes façons il n’est pas conseillé d’essayer d’avoir un enfant pendant
cette période.
Le traitement dura 6 mois, à l’issu desquels la radio des poumons s’avéra normale. Numéro 6 est maintenant guérie d’une maladie grave malheureusement en recrudescence depuis quelques années.
Alors, merci qui?
Suggestion musicale du jour:
Sailing to Death
Eric Serra
Le Grand Bleu
10 mai 2008
Une mère d'expat.
Une mère d’expat…
C’est celle qui
vient quand vous lui demandez
Qui vous apporte de France des trucs de première nécessité comme des cartouches d’encre bleu des
mers du sud, ou des fraises Tagada
Qui joue des heures, assise par
terre, au Mistigri avec votre fille
Qui pense que vos enfants sont très
avancés pour leur âge, et très beaux (non, non, détrompez-vous, il n'y a pas qu'elle qui le pense, moi aussi)
Qui est toujours partante pour aller
prendre un café
Qui vous dit que vous avez encore
maigri et que vous ne paraissez pas votre âge
Qui vous perd vos ciseaux de cuisine
(encore portés disparus à ce jour… Maman, ils sont OÙ ?)
Qui vous dit, quoi que vous
portiez : « Ca, c’est très à la mode en France ! »
Qui vous prépare votre thé
EXACTEMENT comme vous l’aimez
Qui lit chez vous les ouvrages psy
conseillés par votre mari mais auxquels vous préférez les romans français
« dont TOUT le monde parle » et qui ont plombé sa valise
Qui vous casse deux ou trois verres
à vin par séjour
Qui écoute pendant des heures tout
ce que vous n’avez pas eu l’occasion de dire en français depuis trois mois, et
qui corrige gentiment votre vocabulaire
Qui remplit la chambre de vos
enfants de monstres en carton, poupées de laine, figurines en argile, peintures
et dessins faits avec votre fille et que vous n’osez pas jeter parce que c’est
TROP elle
Qui prend AUSSI des photos de vous
Qui par sa seule présence apporte
toute la France dans votre foyer
Bonne fête, maman, et reviens vite, il reste encore quelques tasses à casser…
Suggestion musicale du jour:
Be Arvot Aneguev
Sabrina Shalom
08 mai 2008
De ma fenêtre
L’autre jour,
vision pour le moins étrange, j’ai constaté que mon voisin (de droite – d’où
que vous soyez placé, d’ailleurs), faisait ses grillades au barbecue ASSIS.
Peut-être joue-t-il du piano debout ?
Suggestion musicale du jour:
Cirque du Soleil: Miracula Aeternitatis
06 mai 2008
Impressionnant
Admettez
que jusqu'à maintenant, je ne vous ai pas saoulés avec ma musique, sauf les
suggestions musicales à la fin de mes billets, que je vous recommande
fortement, (beaucoup de musique ancienne, mon domaine, mais aussi quelques
explorations post baroques), et qui sont disponibles sur iTunes. – avis
aux expats : utilisez votre compte américain sur le site iTunes US, c'est
moins cher qu'en euro, et c'est la même musique.
Je
vous ai épargné le récit de mes répétitions à Huntsville, AL, ces violonistes
de 120 ans, le violoncelliste qui s'adresse en yiddish à LA chef d'orchestre
(enfin une femme au volant), le beau sourire du contrebassiste, et le malaise
de la claveciniste que l'on retrouve les quatre fers en l'air derrière son
instrument mais qui refuse que l'on appelle les secours car elle n'a pas
d'assurance maladie, qui murmure aux paramedics (qu'on a fini par appeler) que
son mari est décédé deux semaines auparavant, sur quoi l'altiste me glisse à l'oreille que
son époux vivait avec une autre femme depuis plusieurs années --comme si ça
devait soulager la douleur de la disparition, finalement, elle ne fera pas le
concert, une autre musicienne la remplace, qui avait dû croire que lecture de
rythme était en option au conservatoire, j'aurais TRES BIEN pu en faire un
billet, c'est vrai. Mais non.
Je n'ai toujours pas reçu mon chèque. Je pense qu'ils ont payé les secours avec mon cachet.

J'ai
rencontré par hasard mon claveciniste, quand, avant une de mes interventions
sur scène, l'ingénieur du son, décide de me faire visiter les lieux (toujours
être en bon terme avec les staff), et que j'entends ce son de cordes pincées si
familier. L'homme est charmant, nous nous entendons sur
une date, marché conclu. J'aime quand
les portes s'ouvrent.
Mon
étonnement est grand quand j'arrive plus tard, à la répétition que nous avons
arrangée: le cher homme possède DANS SON SALON (une boutique
downtown transformée en habitation avec un goût exquis – déjà ça, ça me séduit),
un orgue et un clavecin!
Choisir sa maison en fonction de la taille de son instrument de musique, le rêve. Sauf que moi, à ce tarif là, j'habiterais dans une maison de poupée, avec mon flutiau...
Suggestion musicale du jour:
J.J. Goldmann
Là-bas (c'est pour voir si vous suivez...)
04 mai 2008
Panneau
J'avais mis ça devant mon garage, juste pour rigoler...
et ben, curieusement, ça marche. Certains se garent dans la rue, maintenant. J'aurais dû mettre un panneau "Apportez une baguette pas trop cuite", tiens...
Suggestion musicale du jour:
Ensemble Sonnerie, Monica Huguett
Cantata "Ich habe genug" BWV 82
01 mai 2008
Un nouveau maillot, peut-être?
Je ne sais pas vous, mais moi, j’ai horreur d’essayer les fringues dans les magasins.
Je ne peux pas l’éviter, ici, car peu de choses me vont. Comme je fais un petit 36, c’est-à-dire une taille 2 ici, et que la taille d’une Américaine moyenne est 14, vous voyez le malaise. « Vas t’habiller chez les juniors ! », me disent mes copines. Oui, mais je ne trouve pas de robes de concert ou de tailleur, chez les juniors, et je ne me vois pas sur scène portant un T-shirt avec
« Talk to the hand », « Seriously ? », « Born to shop », ou « Sexy Cutie" écrit dessus. Je ne m’habille pas non plus chez Tonguette & Gabbana, et franchement, je trouve que les torchons à vaisselle d’Auchan sont plus glamours que les chemises de chez Tommy Bahama.
j'ai pas raison, là?
Je n'aime pas la mode américaine, vous l’aurez compris.
Mais revenons à l’essayage. L’essayage du maillot de bain pour l’été QUI ARRIVE. Je suppose que c’est pareil en France, il vous faut garder votre petite culotte quand vous enfilez le bas du maillot : rien de plus sexy, vous avouerez. Sans compter qu’il vaut mieux essayer aussi le haut dont la taille ne va jamais avec le bas, et vice versa. Sauf si vous essayez un maillot une pièce, comme ça on ne montre pas son ventre, mais on ne bronzera pas partout. De toutes façons, le soleil, ça donne le cancer de la peau, alors. Autant porter un long T-shirt sur la plage. Et c’est quoi, ces veinules sur les jambes qu’on n’avait pas l’an dernier ? Qu’est-ce que je suis pâlotte, quand même. Tiens, j’aurais dû m’épiler ce matin, un vrai singe. Ma cellulite de grossesse n’est pas encore partie ? Quel éclairage de m***, quand même, je fais 10 ans de plus. Zut, il me faut au moins deux une taille au-dessus.
Etc.
Etc.
Ouais, ben ici, on fait tout ça TOUTES ENSEMBLE, dans une seule et unique cabine d’essayage géante ! Vous les trouverez à Filene’s Basement, ou dans tous les Loehmann’s, entre autres. Comme ça, il n’y a pas que vous qui voyez vos varices et votre peau blanche comme neige, ou les rondeurs accumulées pendant l’hiver sur vos hanches. De plus, vous profitez aussi des imperfections des autres au moment de l’essayage, les corps rectangulaires qu’elles développent dès trente ans, les soutifs tue-l’amour dont vous n’auriez même pas imaginé l’existence sur la planète Mars. Je pourrais continuer, mais j’ai pitié (de vous).
Et… je ne vous parle pas de l’odeur.
Mais, un gros avantage : au moins, après une telle expérience, vous vous sentirez mince élégante et sexy en toute occasion.
Suggestion musicale du jour:
Vivaldi, Sinfonia RV 169
Academia Bizantina
Paulo Zinzani.
29 avril 2008
Sarkozette a encore frappé
Et oui.
Je reçois il y a
quelques jours un email de Sarkozette qui me demande d’être bénévole pour aider
au « lunch » donné en l’honneur des bénévoles.
???
J’ai
effectivement reçu une invitation il y a 15 jours pour assister à ce lunch,
suivi par une apparition de la chorale locale (et là, je ne me moque pas,
j’adore les musiciens amateurs, bien qu’ils soient capables du meilleur comme
du pire, mais ils m’émeuvent toujours à essayer de maîtriser leur trac et à
aimer ce qu’ils font.) J’avais, inutile
de vous le préciser, jeté à la poubelle le carton, je ne vais quand même pas
déjeuner avec Sarkozette, Tonguette, Pipelette et autres POUR LE PLAISIR.
Mais là, je suis
toute « confused », je ne comprends pas trop comment ça marche. Et quand organisera-t-on un lunch pour les
bénévoles qui ont aidé au lunch pour les bénévoles ? -- et ainsi de suite, d’ailleurs. Ca me rappelle les boucles d’oreille de la Vache qui Rit (on en a ici,
d’ailleurs, ça s’appelle « the Laughing Cow »), qui sont des boites
de Vache qui Rit où il y a une autre vache qui a des boucles d’oreille de la Vache qui Rit, etc., etc. Je sais, c'est débile, mais petite, ça me fascinait.
De toutes façons, j’ai une répétition avec mon claveciniste EXACTEMENT à la même heure.
C’est bête, hein ?
Suggestion musicale du jour:
du clavecin, bien sûr! TOUT ce qu'a enregistré Blandine Ranoux (chez Zig-Zag)
28 avril 2008
Vous ai-je déjà parlé d’Alice ?
Je l’appelle
comme ça, parce qu’elle est au pays des merveilles. J’ai récemment mentionné son existence à Flo,
quand cette dernière soulevait le délicat problème d’expliquer à nos fillettes
respectives de 5 ans comment on faisait les enfants. J’ai, du reste, bien aimé son approche
scientifique, car les termes techniques semblent avoir fait leur effet sur sa
puce.
Mais revenons à
Alice.
Sur le chemin de
retour de l’école, ma fille lui demande COMMENT la petite graine (depuis, elle
sait que c’est un spermatozoïde, merci Flo), allait du papa à la maman.
C’était ce
détail-là qui la préoccupait. (qui nous préoccupe tous, d’ailleurs,) Alice, donc, qui me rapporte la conversation
lui répond que c’est D’ qui se charge de cela. J’avale mon chewing-gum, Alice, à l’affut,
voit mon air hébété et me demande, semi-paniquée : « Is that
okay ??? » Je me recompose
immédiatement un sourire radieux et rassurant, comme je sais si mal bien le
faire, et lui réponds un enthousiaste : « Sure ! Thank you! » Je me dis qu’il faut que je rattrape le coup sans
tarder. J’aime éviter autant que
possible toute référence divine quand je donne une explication à ma fille (vous
avez sans doute entendu parler ici de la grande bataille ACTUELLE, i-e en 2008,
dans les lieux d’enseignement – jusqu’aux universités, entre les créationnistes
et les évolutionnistes, aberrant…). Je
lui dit en général : « va demander à ton père ! » et
hop ! Non, je rigole, je lui dis aussi d’aller demander à sa grand-mère.
Mais, me rétorquerez-vous,
qu’aurais-tu répondu à son fils, s’il t’avait posé la même question ? Ouais, d’abord, il aurait jamais demandé ça,
mais bon, qu’aurais-je répondu ?
J’y ai pensé,
figurez-vous ! Voici mes
choix :
- Augmenter le volume sonore de mon
iPod
- Répondre à sa question par une autre
question (je suis spécialiste), du genre : « es-tu bien sûr
qu’il s’agisse d’une petite graine ? »
- Lui demander s’il veut une glace
- Lui dire que dans chaque famille la
petite graine voyage différemment (surtout en France) et qu’il vaudrait
mieux qu’il demande à son père.
Un autre point au
sujet d’Alice qui m’a perturbée tout récemment. Les habitants ou expats du Sud (est ou ouest) des US peuvent peut-être
m’aider à comprendre.
Alice lance il y
a 3 semaines une invitation pour une soirée chez elle, entre amis, enfants
welcome. Nous acceptons, ma fille saute
de joie à l’idée de sortir le soir (ne nous affolons pas, sortir avec les
Américains, c’est être rentré chez soi à 20 heures 50.)
Le jour en
question, vers 11 heures du matin, coup de fil d’Alice qui REMET la soirée à la
semaine suivante parce qu’il RISQUE de pleuvoir.
Depuis quand annule-t-on une soirée pour
cause de pluie ? Change-t-on les
plans des gens pour quelques gouttes ? Le samedi suivant ne m’arrange PAS DU TOUT, je bosse, il va falloir que
je me lève une heure plus tôt pour lui faire son p… de gâteau au chocolat (hum…
ce gâteau, un vrai plaisir, fait avec du Ghirardelli, à tomber…)
Et comment font-ils, en Normandie, à Londres, à Paris à Seattle ou en Russie ? Et partout ailleurs ? Quand il pleut, parce que ÇA ARRIVE, dans la vie, qu’il pleuve, ça FAIT même PARTIE de la vie.
La soirée devait être
hier.
Il n’est pas tombé une goutte.
Suggestion musicale du jour:
Chominciamento di gioia
Pierre Hamon
Close Encounters in Early Music
26 avril 2008
Non mais…
…j’étais pas
envoyée par National Geographic pour faire un reportage sur Detroit et sa
banlieue, les défaillances économiques de GM et de Ford (Toyota s’en sort très
bien, merci), la crise du marché immobilier (on peut s’acheter une maison pour le
prix d’une voiture, c’est bien, on y dort mieux), la victoire des Red Wings
dans la première « series » des Playoffs de la Stanley Cup
Non, je laisse ce soin à James, dont j’ai suivi les conseils.
J’étais bien trop
occupée à sortir d’Egypte, (après 400 ans d'esclavage, quand même, ça se fête)
à renouer avec de vieilles copines
à lire
Marie-Claire un bon livre, à prendre trois deux kilos, à admirer avec ma
famille un printemps tardif mais séduisant, et à me reposer.
Bon, d’accord, les voilà, mes nouvelles pompes…
Et ma suggestion musicale du jour: Planctus D'Après, Pax!
Estampies & Danses Royales
Jordi Savall, Hesperion XXI



















